Des étudiants de Vives gèrent l’hôtel Les Dunes (De Haan) pendant une semaine
Fin de l’année dernière, 45 étudiants de la Haute Ecole Vives inscrits à la formation Gestion de l’hébergement, restauration et catering prenaient un hôtel en charge. Durant une semaine, du 9 au 15 décembre, ils ont eu carte blanche pour gérer l’hôtel Les Dunes à De Haan. Ce projet ‘Hotel Takeover’ est une opportunité unique de mettre la théorie en pratique.
Pour les étudiants qui souhaitent faire carrière dans le secteur de l’hospitalité, les stages dans un hôtel et/ou un restaurant sont monnaie courante. Le projet ‘Hotel Takeover’ a cependant fait passer la Haute Ecole Vives à la vitesse supérieure. Les étudiants ont en effet eu l’opportunité de gérer un hôtel pendant une semaine. Thibaud Hermans, le propriétaire de l’hôtel 3 étoiles Les Dunes, leur a remis les clés. Le défi a consisté à gérer les 26 chambres de manière autonome.

Diversité de tâches
Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’éventail des tâches à accomplir par les étudiants était diversifié. « Nos étudiants sont immergés dans les rouages d’un hôtel », fait savoir la chargée de cours Ilse Duponcheel. « Un hôtel est mis à leur disposition, c’est-à-dire un bâtiment sans personnel, et ils doivent tout faire eux-mêmes, y compris les petits déjeuners, déjeuners et diners des clients. Il faut aussi tenir le bar ouvert et nettoyer les chambres. L’accueil, la réception et le processus de gestion et de marketing font également partie des tâches. Enfin, les étudiants doivent veiller à avoir assez de réservations et proposer du divertissement aux clients. »

Une équipe fondée sur l’expérience
Pour mener à bien ce projet, les étudiants ont formé une équipe en fonction de leur expérience et de leur parcours à la Haute Ecole Vives. La formation dure deux ans. Les étudiants de deuxième année – plus expérimentés – ont préparé ceux de première année à leur rôle dans l’hôtel, avant le coup d’envoi. Ils étaient dédiés à des tâches plus opérationnelles, tandis que les étudiants de deuxième année géraient principalement les tâches managériales. Durant la semaine, plusieurs enseignants ont suivi les étudiants pour intervenir en cas de besoin. Mais ils devaient en principe se débrouiller seuls.

Atteindre les objectifs
« Le projet ‘Hotel Takeover’ n’est pas entièrement dépourvu d’obligations », souligne Ilse Duponcheel. « Les étudiants doivent gérer un hôtel et l’exploiter de manière rentable. Plusieurs objectifs sont fixés et doivent être atteints, notamment un taux d’occupation moyen de 70% et un taux de satisfaction client de minimum 85%. »
Une expérience pratique pour l’avenir
Nous avons pu visiter l’hôtel en compagnie de Zita Smessaert et Bradly Bonte, deux étudiants de deuxième année qui, pendant le projet, étaient respectivement Assistent Manager et HR Manager. Les futurs responsables d’hôtels ont déclaré que cette responsabilité leur a causé un certain stress au début, mais ils ont énormément appris au cours de la semaine. Une expérience qu’ils mettront à profit plus tard dans leur vie professionnelle, disent-ils.
Zita nous montre le front office où travaillent ses collègues. Elle précise qu’il n’est pas évident d’attirer des clients mais l’équipe a tout de même réussi à remplir les 26 chambres. Les étudiants de deuxième année qui assument les tâches managériales utilisent le logiciel hôtelier pour atteindre cet objectif. Ils travaillent notamment avec Cubilis de Stardekk pour promouvoir l’hôtel sur plusieurs canaux de réservation.
« Une autre manière d’attirer des clients (potentiels) consiste à organiser des activités », ajoute Bradly. Les étudiants de la Haute Ecole ont ainsi créé un programme complet sur le thème ‘the eighties’. Pendant la semaine, les clients pouvaient déguster des cocktails typiques des années ’80, tandis que la carte du restaurant proposait des plats emblématiques de ces années-là. Il régnait une ambiance colorée des années ’80 dans l’hôtel, où les disques vinyles étaient présents en nombre. Enfin, les chambres avaient été rebaptisées du nom d’un artiste de cette période.
Peter Van Oyen