Projet Hotel Takeover: quand les étudiants s’immergent dans la vie hôtelière

Les étudiants de Vives prennent les commandes de l’Hôtel Cavalli à Blankenberge pendant une semaine

Que se passe-t-il lorsqu’on réunit 56 étudiants motivés de Vives, un hôtel trois étoiles et une bonne dose d’audace ? Une semaine débordante d’énergie, de créativité et d’hospitalité authentique. Du 8 au 14 décembre, les étudiants en gestion hôtelière, restauration et catering de la Hogeschool Vives ont pris les rênes du WP Hotel Cavalli à Blankenberge. L’établissement, laissé aux mains des étudiants, s’est transformé pour l’occasion en un véritable Paradis hivernal.

Les stages en hôtellerie ou en restauration sont monnaie courante, mais un projet comme Hotel Takeover va bien plus loin, indique Ann Winnepenninckx, responsable Formations : « Nos étudiants ne se contentent pas de participer, ils gèrent l’hôtel de A à Z. Vives est la seule Haute Ecole où les étudiants dirigent un hôtel en toute autonomie. Ce projet est un tremplin idéal entre la formation et le monde du travail. »
Ruben Casteleyn, administrateur de VALKMAR Experience Marketing et Marketing & Strategy Director de WP Hotels Group, partage cet enthousiasme. « Les étudiants ont littéralement reçu les clés de l’Hôtel Cavalli. De la comptabilité à la réception, du service d’étage au marketing, jusqu’au divertissement : tout était entre leurs mains. C’est une expérience unique et extrêmement enrichissante. »

Ann Winnepenninckx

Winter Wonderland et une touche étudiante
Sous le slogan ‘Bringing student energy to a magical Winter full of lasting memories’, les étudiants ont imaginé une expérience immersive pour les hôtes et les visiteurs. L’hôtel s’est métamorphosé en un Paradis hivernal, où l’hospitalité, la créativité et le plaisir d’apprendre se sont conjugués.
L’organisation était bien structurée: 16 étudiants de deuxième année se sont chargés de la gestion quotidienne, de la coordination et du développement du concept, tandis que 40 étudiants de première année ont assumé les tâches opérationnelles. Ensemble, ils ont entièrement géré l’Hôtel Cavalli. Les enseignants, présents en tant que coachs, sont restés en retrait afin de laisser les étudiants trouver eux-mêmes des solutions, un défi qu’ils ont relevé avec brio.
Durant cette semaine intense, la théorie et la pratique se sont harmonieusement combinées. Les étudiants ont utilisé un logiciel hôtelier professionnel, fixé les prix et les menus, et établi les plannings du personnel. Ils ont également imaginé des activités créatives pour attirer davantage de clients, comme un brunch le jour du marché ou encore une fête d’entreprise pour un garage Peugeot local.

Ilse Duponcheel, Ruben Casteleyn et Laura-Jay Olden

Une barre placée haut… et atteinte
L’enseignante Ilse Duponcheel rappelle que les étudiants devaient non seulement gérer un hôtel mais aussi le rendre rentable. « Nos étudiants ont été évalués sur la préparation, l’exécution, la collaboration, la satisfaction client et le taux d’occupation. Ils devaient dégager un bénéfice, atteindre un taux d’occupation de 70% et obtenir un score de satisfaction client d’au moins 85%. La barre était placée haut, mais elle a été atteinte. Ils ont appris rapidement et ont apporté les ajustements nécessaires, notamment concernant le coût des aliments, trop élevé au départ. »

L’une des forces motrices du projet était Laura-Jay Olden, étudiante de deuxième année, qui a endossé le rôle de general manager durant la semaine. « Nous travaillons sur ce projet depuis le début de l’année académique », explique-t-elle. « Il y a un stress sain, mais surtout beaucoup de plaisir. Construire quelque chose à partir de zéro avec l’équipe est incroyablement enrichissant. »
Pour Laura-Jay, l’expérience fut intense mais inoubliable. « J’ai énormément appris sur les ressources humaines et la communication d’équipe. La confiance qu’on m’a accordée m’a fait grandir. La période juste avant les vacances de Noël n’est pas facile pour attirer des clients, mais nous avons tout de même réussi à rendre l’hôtel rentable. J’en suis très fière. »

Par Peter Van Oyen – Photos: Peter Van Oyen et Vives